La fièvre méditerranéenne familiale (FMF) est une maladie héréditaire autosomique récessive : le gène muté (MEFV) est situé sur le chromosome 16, il code une protéine appelée pyrine qui est constituante de l’inflammasome pyrine : une structure protéique capable d’activer l’inflammation par certains globules blancs (les monocytes et les macrophages). La plupart des mutations sont situées dans l’exon 10 du gène, la plus fréquente est la M694V. Lorsqu’un individu est porteur d’un seul gène muté, il est dit hétérozygote et n’exprime habituellement pas la maladie.
Lorsqu’un individu est porteur de 2 gènes mutés, il est dit homozygote et va exprimer la maladie.
Il existe un risque sur 4 pour chaque enfant d’un couple d’hétérozygotes d’être homozygote et donc de développer la maladie.
Dans les pays du pourtour méditerranéen, la fréquence des allèles mutés est importante notamment chez les arméniens, les turcs, les juifs séfarades et les arabes.
Dans de très rares cas, des patients avec une seule mutation peuvent exprimer la maladie, souvent une forme atténuée.